Les exilés du Darfour
Pourchassés, déplacés, ils marchent dans la nuit,
Leurs passés pour bagages, la terreur qui les suit.
La frontière qui approche, c?est au moins assurance,
Que la fuite prend fin, et qu?un demain commence.
Puis parqués dans des camps, au confort dérisoire,
La survie de l?instant, s?allie au désespoir.
Epuisés, fatigués, ils s?installent en urgence,
Accrochés à la vie par un lien d?espérance ;
Oublié des médias, ils survivent chichement,
Attendant qu?une main, les aide dignement.
Expulser tout un peuple de sa terre natal,
Pour couleur non conforme, est pire qu?animal.
Mais pourquoi cette chasse aux accents d?holocauste ?
Est-ce leurs Dieux ou leurs peaux, qui déterminent la cause ?
Et pour plaire à Khartoum et à tous ses vassaux,
Faut-il changer de Dieux et reblanchir sa peau ?