La fin du voyage.
Arrivée à la croisée des chemins, il fallait que je fasse un choix.
Je pouvais continuer sur ma lancée, persévérer dans ce qui me paraissait être une erreur, suivre la voie que lon mindiquait depuis le commencement mais qui nétait pas la mienne.
Mais je pouvais aussi dénuder mon Ame et voire le sentier qui bifurquait, sans savoir très bien ce que jallais trouver mais assumant le fait que cétait ma décision.
Mon Cur a eu raison de mon angoisse .Jai abandonné les cadres et les normes pour suivre ce qui me semble avec le recul être la voix dun Ange.
Liris de ma folie était bien plus clairvoyant que ma pupille. Alors jai écouté le doux murmure de mon instinct et jai coupé à travers champ vers ce sentier qui était le mien.
Je souris au souvenir du lourd paquetage que je portais sur mes frêles épaules.
Je pensais me protéger en me couvrant le corps et lâme de la tête aux pieds.
Et je me souviens encore comment peu à peu je me suis prise de légèreté sur cette Terre de Liberté en abandonnant ce pesant bagage.
Sur mon Chemin, jai rencontré une vieille dame solitaire et décharnée à laquelle jai laissée lécharpe de laine qui autrefois réchauffait mes épaules. Je savais quelle lui serait bien plus utile quà moi, et puis, javais déjà si chaud sous ma peau
Puis jai fait cadeau de mon chandail trop large à une jeune fille qui errait par là très court vêtue. Elle pourrait à présent se lover dans la douceur du cachemire car mon réconfort à moi coulait déjà dans mes veines, cétait le pur amour qui menivrait
Continuant sur ma lancée, jai troquée mon bustier trop étroit contre un grand voile dorgandi blanc. Et là, ma poitrine enfin libérée, le souffle me revenait.
Jai hésitée longtemps avant de me débarrasser de mon blue-jean râpé. Mais le gardien de mes songes me conseillait de laisser derrière moi mon passé. Alors je me suis dévêtue un peu plus encore.
Il ne me restait plus que ce grand carré de tissus transparent et léger noué dans ma nuque et mes souliers trop lourds.
Un instant je me suis arrêtée pour prendre un peu de repos et profiter du temps présent. Cest à ce moment là que je me suis aperçue de tout ce que je ne voyais pas dans ma vie davant, la terre grasse et fertile, lherbe haute et son univers si varié. Jai eu envie de fouler la roche et le sable, de baigner mes pieds dans leau fraîche du ruisseau, et je me suis débarrassée de ces chaussures trop chaudes qui membarrassaient. Ah ! enfin je revivais, sous mes pieds la Terre vibrait et leau se ondulait.
Jai sentis dès lors que jallais aimer mes blessures à venir comme on aime ses blessures damours, ses cicatrices de batailles.
Les ronces et les orties me feraient un joli tatouage sur mes chevilles soulagées de navoir plus de lien qui les enserrait.
Les Pierres arrondies et polies masseraient mes pieds endoloris. Mes sens sapaiseraient du trèfle chatouillant mes joues quand je mallongerai.
Jirai mimmerger sans crainte sous les eaux clapotantes. Je sentirai les algues et les poissons se trémousser à mes jambes. Et sous leffet de leau, le seul voile que je portais se plaquera à mon corps, lenlaçant dans une caresse délicieuse. Au sortir de leau, je laisserai le vent frais menvelopper de frissons.
Puis je me laisserai aller à imaginer avec bonheur la fin du voyage :
Je masseirai tranquille, libre de toute contrainte, sur les rives humides. Je regarderai le soleil, lentement se coucher, disparaître et rejoindre le Cur de la terre.
Je sais déjà quà ce moment là, une larme séchappera, une larme démoi et de bonheur en pensant à toi, et à mon existence qui sachève. Et, jusquà mon dernier souffle je serais souriante, libre et heureuse, je serais bien sur le Chemin que jai choisi.
Dici là, je veux dénuder mon âme pour quelle senrichisse du monde et de toi.
Je veux suivre mon intuition, écouter mon Coeur qui lui seul sait le parcours du bonheur.
Lui seul connaît la cause de mes tourments passés, la source de mon bonheur naissant et les contours de mes aventures à venir.
papillon (http://www.ecrivez.fr.st)