Discrètement
Pareil à l'homme matinal
Qui promène son chien ;
A la flamme qui lutte
Et finalement s'éteint ;
Comme le tapis neigeux
De la montagne fière ;
Perdu sous la prunelle
Du regard solaire.
Comme la lumière se joue
De la nuit décédée ;
Sous une lune vengeresse
Le jour prend congé.
Au son du clavecin,
Que l'on voudrait sans fin
Qu'à nos oreilles résonnent ;
Sans heurt sans joie et sans chagrin
Je suis mort ce matin
Sans déranger personne.