Vous qui voyez
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Vous qui voyez ce visage broussailleux,
Savez vous incrédules qu'il y a peu
Javais la peau douce, le regard alerte
Et bien avant de courir à ma perte
J'étais aimé et amoureux ?
Vous qui fuyez ce corps nauséabond,
Sachez que j'étais beau, que je sentais bon
Qu'elle aimait ma peau, son arôme de fruit
Ce même agrume qui sous vos yeux pourri
Comme laissé à l'abandon.
Vous qui me voyez nu jugez du désastre,
Et sachez que mon sexe brillait comme l'astre
Rutilant, vigoureux, source de milles désirs
Qu'à ses mains, hier, ne cessait de grandir
Juste avant qu'elle ne le castre.
Fuyez l'amour avant qu'il ne se fâche,
Que les anges ne se muent en apaches,
Que visages corps et verges si fières
Se fanent et qu'enfin comme ultime misère,
Votre cur à son tour ne vous lâche.