Tu souffles sur ma vie, le chaud et le froid.
Tantôt je fonds, tantôt je me glace.
Je te cherche, sans cesse, sans résultat.
Tu te caches, tu m'évites, tu es bien loin de moi.
Quand je pensais t'apprivoiser,
Que tu te laissais approcher,
Ce n'était qu'un mirage, un songe éveillé.
Tu joues avec moi, et je ne connais pas
Les règles mystérieuses de ton énigme.
Tes doux mots sonnent encore à mes oreilles
Mais déjà mes yeux ne te trouvent plus.
Il me reste la trace mnésique
De tes iris d'émeraudes et de fougères.
Leur éclat si limpide, m'on fait oublier
Un instant, que je ne suis que poussière.
Je te cherche dans ces paysages d'épines et d'orties
J'ai tout dévoilé de mon Ame.
Mais, ni les rires ni les larmes,
N'ont atteint ton Coeur
Déjà conquis par des yeux plus lumineux
Et un coeur plus pur que les miens.
Je me suis accrochée, j'ai regardé partout,
Soulevées toutes les pierres,
Poussée chaque branche dans l'espoir de te retrouver.
Mais de ton doux passage il n'y avait plus l'ombre.
Mon coeur pleure et prie, mais
Aucun amour ne vient en écho.
Je suis là, épuisée à me demander à quoi sert de me battre.
Si tu ne veux pas que je te trouve, peut être
Vaut il mieux que j'abandonne ma quête.
A quoi bon me débattre, pourquoi gaspiller
Le peu d'air qu'il me reste?
Je n'ai plus le courage de te chercher.
Ma tête s'affaisse vers le sol,
Je n'ai même plus la force de regarder le ciel.
Soleil ou nuage, cela n'a plus d'importance.
Je n'ai plus qu'une issue:
Oublier...
Oublier de respirer, oublier de me réveiller
Oublier ton sourire, oublier mes pleurs,
Oublier de vivre et mourir.
Je ne suis pour toi,
Qu'un grain de sable parmi tant d'autres.
Et le désert que tu traverses est trop grand.
Comment attirer ton attention, moi qui n'ai aucun éclat.
Je crains de n'être à tes yeux qu'une gamine capricieuse,
Qu'une existence blessée.
Sans doute est ce vrai...
Les genoux à terre, je n'aspire plus à rien.
Mes yeux, d'avoir trop rêvé, ne sont plus qu'un abîme,
Sans reflet, sans résonance.
Mais, tandis que je suis là, aveuglée, sans repère,
Epuisée, éreintée par ton absence,
Il me vient une vision merveilleuse...
C'est quand j'avais abandonné tout espoir,
Que je te retrouvais.
Tu es là, tranquille, penché sur mon sort.
Et ma vie reprend du sens, mon Ame se regonfle un peu.
Peut être es tu là perpétuellement,
Impossible de le savoir, tu restes muet...
Compassion ou sentiments, je ne sais ce qui motive tes brefs passages dans mon existence.
Et je profite de cet instant, où mon coeur sait ta présence,
Car je sais que cela ne durera pas.
Tu es comme le renard de cette jolie histoire.
Pour t'apprivoiser, il faut venir te voir souvent
Et surtout, ni trop tôt, ni trop tard.
Mais je n'ai pas de cadran à mon horloge et aucun veilleur ne m'indique la voie.
Je suis seule dans ma folie, à essayer d'apprivoiser le vent.
Ce courant d'air qui me fait parfois le bonheur de me surprendre,
Par sa fraîcheur et sa douceur.
Et je ne suis rien sans ce souffle de vie, rien qu'un oiseau dans sa cage.
Sans toi, je ne suis qu'un corps vide, un visage blafard.
Ce qu'il me restait de coeur, est parti avec toi.
Et sans toi, je ne sais plus les saisons,
J'oublie les saveurs.
Je ne veux plus ni voir ni entendre.
Je suis condamnée à rester sans vie,
A te regarder téloigner,
Sans pouvoir rien dire, sans pouvoir rien faire.
J'aimerais crier de ne pas t'en aller mais je n'en ai pas le droit.
J'aimerais te dire de partir, de ne pas te retourner, mais
J'ai bien trop peur que tu ne le fasses vraiment....
Alors, je voudrais tout quitter, enfin faire mes adieux,
Qu'on me laisse partir, je ne suis pas d'ici.
J'aimerais rendre l'âme ou te retrouver, mais pour de vrai cette fois ci.
18 février 2003.
Brouillon à Le vent et le sable.
Annonyme (http://www.ecrivez.fr.st)