Ce sont des membres en l'air comme un chat de salon
Où le mois de novembre nous fait croire au printemps
C'est une corde vocale soudain au diapason
Une putain de fringale dans un corps de géant ;
C’est un air imbécile qui montre ses gencives
Une démarche puérile guidée par le hasard
Embrasse les passants qui restent sur le qui vive
Et regardent bizarrement ce drôle de lascar ;
C'est un corps tout entier et léger comme tout
Regardez ses deux pieds on dirait bien des ailes !
La bouche n'est plus timide et pousse des cris de sioux
Et affiche ses rides puisqu'elle les trouve belles ;
C'est un nouveau réveil comment vous faire comprendre
Voilà monsieur untel qui tutoie le bon dieu
C'est un cou étourdi qui ne veut plus se pendre
Armé d'un cœur serti d'une émeraude bleue ;
Le commun des mortels quelqu'un sans importance
Qui conjugue au pluriel depuis un mois déjà
Se drogue à ton parfum et à ta seule présence
En se pinçant les mains et en croisant les doigts.
david widjet (http://www.ecrivez.org)